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Rénovations : quelles sont les aides financières disponibles

Au-delà des considérations environnementales (évidemment favorables), les travaux de rénovation – tout comme les constructions – intègrent désormais la volonté de réduire ses dépenses d’énergie. Concrètement, cela peut se traduire par différentes actions : isoler le toit, protéger les fenêtres et les murs des effets du soleil, soigner la ventilation, etc. Une approche valorisée par l’Etat qui soutient ses initiatives avec des aides financières.
Le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE)
Tous les occupants, quel que soit leur statut (propriétaires, locataires…), peuvent recourir au CITE pour réaliser certains travaux de rénovation énergétique dans leur résidence principale (si elle a plus de 2 ans). Les dépenses engagées en 2019 seront remboursées en septembre 2020.

Pour en bénéficier, il faut impérativement faire appel à un professionnel, voire un artisan « RGE » (Reconnu Garant Environnement) dans certains cas. Ce certificat de qualification est contrôlé tous les ans, même si la mention RGE « Travaux » est délivrée pour 4 ans. Cela garantit leur compétence et leur solidité financière.

Les travaux éligibles à ce dispositif doivent répondre à des critères de performances énergétiques, dans la limite de 8 000 € pour un célibataire et de 16 000 € pour un couple pacsé ou marié. À noter que ces plafonds peuvent être majorés de 400 € par personne à charge.

Contrairement au CITE 2018, la version 2019 applique 3 taux de crédit d’impôt :
– Le taux classique est de 30 %
– Le taux réduit de 15 % pour le remplacement des fenêtres de simple vitrage, dans la limite de 100 € par fenêtre.
– Le taux de 50 % pour les dépenses de dépose d’une cuve à fioul (sous conditions de ressources).

Par exemple, le dispositif prévoit un crédit d’impôt pour l’installation d’un système de charge pour véhicules électriques (30 %), d’une pompe à chaleur air/eau (30 %), de l’isolation des fenêtres (15 %), celle des combles (30 %), etc. Attention, l’installation d’un panneau solaire photovoltaïque ne bénéficie plus du crédit d’impôt ! Par contre, le panneau solaire mixte et aérovoltaïque est soutenu à hauteur de 30 % avec un plafond de 4000 €.

À noter que le CITE peut être cumulé avec d’autres aides : l’éco-prêt à taux zéro, les aides de l’Anah, celles des collectivités territoriales et des fournisseurs d’énergie.
L’éco-prêt à taux zéro
L’éco-prêt à taux zéro, attribué aux propriétaires, concerne toute résidence principale (maison ou appartement) dont le permis de construire est antérieur au 1er mai 2010.

Les travaux sont impérativement effectués par des entreprises RGE, dans les trois ans suivant l’offre de prêt. Depuis le 1er mars 2019, l’emprunteur n’est plus obligé de conduire un « bouquet de travaux », ils doivent juste répondre à une volonté d’améliorer la performance énergétique des logements anciens (isolation, chauffage, etc.).

L’éco-prêt est plafonné à 30 000 € sur 10 ans, voire 15 ans pour certains travaux, mais à partir du 1er juillet 2019, la durée sera uniformisée à 15 ans.

À cette date, le dispositif sera étendu aux logements achevés depuis plus de 2 ans et couvrira également les travaux d’isolation des planchers bas.
L’éco-PTZ complémentaire
À partir du 1er juillet 2019, l’éco-prêt à taux zéro pourra être cumulé avec l’éco-PTZ complémentaire, en vigueur depuis le 1er juillet 2016. Ce dernier permet aux bénéficiaires de l’éco-prêt à taux zéro de demander jusqu’à 30 000 € de complément, s’ils en font la demande dans un délai de 3 ans après avoir souscrit leur premier emprunt à taux 0.

La TVA à taux réduit
Tous les travaux destinés à améliorer la qualité énergétique du logement, éligibles au CITE, peuvent profiter d’un taux de TVA préférentiel – à savoir 2,1 % au lieu des 8,5 % habituels. Les professionnels sollicités savent précisément les travaux et équipements concernés par cet avantage : d’ailleurs, ils l’appliquent directement sur leur facture.
Le dispositif « éco-solidaire »
La Réunion propose aux propriétaires occupants non imposables une aide financière pour réaliser des travaux dans leur résidence principale : un soutien qui peut aller jusqu’à 90 % du prix d’un chauffe-eau solaire ! Sans oublier des aides complémentaires d’EDF qui apportent 500 € HT par équipement et du CCAS, selon les communes.
Les aides des fournisseurs d’énergie
Dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergies, certains fournisseurs d’énergie octroient des primes, des prêts bonifiés ou établissent des diagnostics pour améliorer la performance du logement. Parmi eux, EDF a déployé de nombreuses aides à La Réunion :
– Offre « Agir PLUS Chauffe-eau solaire » pour les propriétaires, avec une prime de 300 € pour un équipement de moins de 300 litres et 600 € pour un modèle de capacité supérieure. À noter la prime « coup de pouce » (soumise à des conditions de ressources) de 900 € et de 1200 €.
– Offre « Agir PLUS isolation » (toiture et murs), pour les propriétaires, avec une aide de 8 € le m², voire 12 € s’il s’agit de la prime « coup de pouce ».

Les aides de la CAF
Sous certaines conditions, la CAF peut également délivrer une subvention à ses allocataires, pouvant s’élever à 1 500 € pour le financement d’un chauffe-eau solaire.

Les aides de l’ANAH
L’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) soutient aussi les travaux destinés à améliorer la qualité du parc existant : cela peut concerner des interventions pour valoriser la sécurité, la salubrité, les équipements, l’accessibilité, le développement durable, etc. Ses subventions varient entre 25 et 35 % du coût des travaux, dans la limite de 60 000 € pour une amélioration du logement et de 80 000 € pour une réhabilitation.

Chacune de ces aides financières est soumise à des règles propres : il convient de bien vérifier l’éligibilité des travaux envisagés avant de les entamer. Attention, dans certains cas, ces dispositifs imposent aussi le recours à une entreprise RGE !

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