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Comment protéger votre habitation de la chaleur ?

Le confort d’une habitation passe par une bonne régulation de sa température intérieure – notamment en cas de fortes chaleurs à l’extérieur. Or, il est tout à fait possible d’améliorer cette gestion sans recourir à une climatisation… Pour cela, il suffit de savoir comment la chaleur naturelle pénètre dans le logement et quelles sont les solutions pour la stopper.

Comment la chaleur naturelle s’invite-t-elle chez vous ?

Dans une maison, la chaleur naturelle, émanant des rayons du soleil, pénètre à l’intérieur de l’habitation par plusieurs endroits : par le toit (à 65 %), ainsi que par les fenêtres et les murs (35 %). Dans un appartement, elle pénètre essentiellement par les murs (jusqu’à 60%) et les fenêtres (jusqu’à 55 %).

Autrement dit, les solutions pour améliorer le confort thermique de votre habitation se concentrent sur la toiture, les façades extérieures et les ouvertures.

Quelles protections envisager ?

En fonction de votre budget et de l’orientation du logement, il existe plusieurs solutions pour vous préserver de la chaleur naturelle extérieure.

Les solutions pour le toit

  1. L’isolation du toit

Quelle que soit la forme de votre toiture (en pente, en terrasse…), l’isolant fixé permettra d’éviter la montée en température de l’habitation, surtout l’après-midi et en fin de journée, lorsque le toit devient très chaud. En fonction des situations, il est possible de choisir une isolation par l’intérieur ou par l’extérieur.

À noter qu’en altitude (+ de 800 mètres), il ne faut pas utiliser de matériaux absorbants, dans la mesure où la trop grande humidité de la région pourrait les dégrader rapidement.

2. Une protection solaire de la toiture

Il existe des matériaux de couverture qui permettent de réduire les surchauffes avec un facteur solaire inférieur à 3 %.

3. Une double toiture ventilée

Préconisée pour lever les risques d’humidité et de moisissures, la ventilation de la toiture permet également de mieux réguler la chaleur naturelle. Concrètement, cette sur-toiture s’apparente à un conduit de cheminée qui évacue les effets des rayons du soleil vers l’extérieur.

4. La couleur du toit

Au-delà de la dimension esthétique, la couleur du toit influence le thermostat intérieur du logement. Dans ce but, il convient de privilégier des tons clairs pour limiter les surchauffes : le blanc, l’ivoire, le jaune, le beige, etc.

Les solutions pour les fenêtres

  1. Les volets

Sur des fenêtres exposées, il est préconisé de poser des volets clairs – ajourés ou projetables.

2. Les débords, auvents ou casquettes

En augmentant la taille des débords, vous augmentez le jeu d’ombres sur la façade et les vitres, contribuant ainsi à diminuer la chaleur naturelle qui y pénétrera.

À noter que si le débord est de 0,90 m de large, il peut protéger une vitre de 2,50 m de hauteur des rayons directs, lorsque le soleil est à son zénith. Plus le débord est important, plus la protection inclut les rayons réfléchis au sol.

3. Les écrans

En installant un écran végétal (un arbre) ou un claustra devant vos fenêtres, vous pouvez les protéger des rayons.

4. Les ouvertures en « chien-assis »

Les fenêtres de toit sont évidemment des points d’entrée privilégiés de la chaleur naturelle : si vous ne pouvez pas les éliminer, préférez les ouvertures en chien-assis qui protège davantage.

Les solutions pour les murs

  1. La couleur claire

À l’image de la toiture, l’accumulation de la chaleur peut être réduite par le choix de tons clairs.

2. Un léger bardage

Sur les façades exposées, le fait d’ajouter un bardage léger en bois ventilé par exemple, favorise la circulation de l’air et contribue à diminuer la chaleur qui entre dans le logement.

 

À travers ces solutions de rénovation accessibles à tous les budgets, il est possible de limiter les surchauffes en été, sans recourir systématiquement à la climatisation. Pensez aussi à suivre les recommandations du ministère de la santé en cas de très forte chaleur. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vous conseiller sur ces questions et connaître les éventuelles aides financières associées.

 

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Source chiffrée : ADEME, février 2017

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